Trouver son chemin…

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Trouver son chemin…

Trouver son chemin…

Il m’arrive de me perdre…

Auprès de mes proches, c’en est presque devenu une spécialité ! Une ballade dans la nature se transforme immanquablement en galère (dixit les adultes), ou en aventure (dixit les enfants). Comme quoi tout est question de point de vue !

Partir d’un point, que par nature, l’on connait, pour arriver à un autre point, que l’on ne connait pas, est en effet, par nature, une aventure.

Il arrive, que, ayant perdu son chemin, la sagesse nous amène a revenir sur nos pas. Pour revenir à l’endroit exact ou nous avons le sentiment d’avoir fait « fausse route ». Ainsi, telle douleur, apparue à un moment « t » de notre vie, pourra être résolue (résorbée ?) en revenant à la situation exacte à laquelle elle est survenue.

Cependant, il existe bien souvent des situations ou notre instinct nous dicte un autre chemin. Et ce chemin n’est pas forcement facile ! Il trace en effet dans les broussailles, dans les ronces, les pruneliers et les aubépines ! Revenir sur nos pas ? Trop de chemin à déjà été parcouru ! Il ne nous reste qu’une solution ! Tracer vers le haut, quitte à quitter les sentiers balisés. Tout est mobilisé dans l’effort pour grimper à travers les broussailles. L’ensemble de notre être tendu vers l’objectif. Rejoindre le sentier, qui sur la ligne de crête, là haut, nous permettra de nous détendre, sûr que nous serons dans notre tranquillité nouvellement acquise.

Et, tout aussi tranquillement, de redescendre, car là haut, l’air raréfié ainsi que la solitude, nous invite, (humain, trop humain.. !) à redescendre. ..

Le sentier, là haut, existe. Nous le savons, nous avons la carte, il est tracé en rouge, balisé comme il se doit, rouge et blanc pour les GR, jaune, vert, bleu pour les PR, emprunté qu’il fut par d’autres, entretenu aussi par d’autres…

Comme il m’est curieux de constater, que, chez nous, là ou tout se joue dans cette vie (70-80 ans ?), car pour les religions du « livre », il n’y a pas de seconde chance, oui, comme il m’est curieux de constater que nous restons bien souvent, au chaud, dans la vallée, satisfaits que nous sommes de notre « sort ».

Alors qu’en Inde, le berceau de la spiritualité, là ou l’on a tout son temps, là ou l’on a l’espace infini des réincarnations pour parcourir le chemin, l’urgence, la nécessité de la progression à généré les cartes, les méthodes pour avancer, pour progresser…

Le Qigong n’est qu’une de ces cartes, l’une de ces méthodes.

Peut m’importe. Ce qui me réchauffe le cœur, c’est de nous ( vous?) savoir en chemin.

Quitte à nous perdre, quitte à rebrousser chemin, quitte à risquer les égratignures.

Car peut être, ici en occident, sommes nous réalistes ?

Et s’il n’y avait pas de seconde chance ?

Si, effectivement, tout se jouait, ici, maintenant ?

Yves Lorand

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