Influence de la pensée…

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Influence de la pensée…

Influence de la pensée…

Dans le qigong, l’on accorde une grande importance au rôle de la pensée. En effet, lorsque les chinois disent : « le YI dirige le QI », cela signifie que la pensée dirige l’énergie à l’intérieur du corps. Autrement dit, concentrer son attention sur une partie du corps va amener un surplus « d’énergie » à cet endroit. Dans les arts martiaux comme le taijiquan, un précepte bien connu affirme : « Utiliser la pensée créatrice et non la force musculaire. » Il s’agira dans ce cadre là aussi d’utiliser la pensée non seulement comme initiatrice de l’action, mais également comme actrice de cette même action.

Des chercheurs de l'université de l'Ohio, aux Etats-Unis, assurent dans une étude que le simple fait d'imaginer qu'on fait de l'exercice régulièrement permet d'obtenir des résultats musculaires, à savoir de tonifier les muscles, de prévenir l'atrophie musculaire (perte de volume) et même d'augmenter la masse musculaire.

La méthode miracle défendue par nos Américains préconise de faire du sport dans la pensée, sans même lever le petit doigt. La formule en laissera plus d'un sceptique mais trouve sa démonstration dans la revue scientifique « Journal of Neurophysiology. »

Les chercheurs ont demandé à un groupe d'imaginer de faire du sport ou de se voir en train de contracter fortement les muscles. Les participants ont dû se plier à cet exercice pendant 11 minutes cinq jours par semaine pendant un mois. Un autre groupe n'a reçu aucune instruction particulière afin de comparer les résultats.

Bilan à la fin de l'expérience : le premier groupe qui s'était entraîné mentalement est parvenu à doubler sa force musculaire. Pour Brian Clark, professeur de physiologie et de neuroscience, ces travaux sont les premiers à démontrer que l'imagination est capable de prévenir ou de retarder l'atrophie musculaire liée au vieillissement par exemple. "Ce que notre étude suggère, c'est que les exercices d'imagination pourraient constituer un outil intéressant pour prévenir ou ralentir l'affaiblissement musculaire quand un problème physique limite ou restreint la mobilité d'une personne".

Néanmoins, les plus paresseux vont être déçus : le chercheur conclut en rappelant que penser qu'on fait du sport ne remplacera jamais l'exercice physique réel. Tout au plus peut-il venir en complément.

Il en est de même pour le qigong. En gardant bien à l’esprit l’ordre des priorités : D’abord la pensée, puis la respiration, et enfin le mouvement. La pensée guide le souffle, le mouvement se met au service du souffle. Ainsi, le souffle, le QI reste au centre.

Yves Lorand

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