Les tests respiratoires

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Les tests respiratoires

Les tests respiratoires

Un test respiratoire est une méthode rapide et efficace pour redonner au corps un fonctionnement efficient ainsi qu’une structure plus adaptée en vue d’une meilleure respiration.

Rapide, car basée uniquement sur l’expérimentation ; lorsque le corps expérimente un mieux être respiratoire, il intègre ce qui a produit ce changement très rapidement.

Efficace, car ne faisant pas appel au mode discursif ; en court-circuitant les va et vient entre ce que je dois faire et ce que je fais, le test respiratoire va directement à l’essentiel, qui est expérience directe et sans intermédiaire. Car je le sais bien, vouloir changer à coup d’injonctions venues de l’extérieur ne fonctionne pas. Ce n’est pas avec des « il faut »que je vais perdre les quelques kilos que j’ai en trop, que je vais arrêter de fumer, ou en général que je vais adopter des comportements plus adaptés à une meilleure santé et un mieux être général.

Eh oui, même si je sais que c’est mieux pour moi, je ne le fais pas !

Et je ne le ferais pas tant que je resterais dans mon habituel discours intérieur. D’un coté une partie de moi qui sais ce qui est bon, et en face l’autre partie qui continue de n’en faire qu’à sa tête. Ma conscience me dit quelque chose, mon corps me raconte autre chose… Et les deux ont raison. Mon corps a raison de continuer de fonctionner de la manière la plus économique et efficace pour lui, et mon intellect a raison de continuer à jouer son rôle de maître à penser, sachant ce qui est bon pour l’autre. Comment réintégrer ces deux aspects apparemment si éloignés. Entre la raison et l’instinct, est ce que je peux choisir ? Ou bien dois-je revoir la manière dont cela s’organise ? Essayons à travers l’exemple qui suit…

Le Huiyin

Kesako ? C’est du chinois ? Oui, et çà signifie réunion (hui) des Yin (yin). En fait ce point d’acupuncture (vaisseau conception 1) est l’endroit le plus « yin » du corps, donc le point le plus bas du corps. Notre fondement, ou en termes anatomiques, notre périnée, situé entre anus et parties génitales.

Or, dès mes premiers pas dans la pratique du qigong, « on » m’a dit : il faut « tenir le périnée ». « On » m’a donné toutes les raisons pour lequel c’était utile et nécessaire et « on » m’a donné tout les moyens et exercices pour y parvenir. Une, deux minutes maximum. Voilà la durée pendant laquelle j’appliquai les consignes suite à ces conseils éclairés. Et bien entendu, le cours ou le stage terminé, rentré chez moi, je remisai bien vite cette pratique aux oubliettes.

Cela a duré un certain temps.

Puis je me suis souvenu de Monsieur Chu, mon maître de taijiquan, et de ses « tests respiratoires ». A la mode chinoise, çà donnait quelque chose comme cela : En sautillant sur place, respirer les coudes en bas. Puis, même chose les coudes en haut. Qu’est ce qui est le mieux ? J’ai donc eu l’idée d’appliquer cette méthode dans le domaine du qigong…

Tenir le périnée.

Voici l’exercice, très simple, mais qui nécessite un préalable : Etre familiarisé avec la respiration dite « abdominale » (pour la respiration, vous pouvez relire l’article

http://ledragonbleu.over-blog.com/2014/08/respirer.html ). Au début de l’inspir, le ventre se gonfle, à la fin de l’expir, le ventre se dégonfle. Le test, qui consiste à observer sa respiration, périnée relâché, et périnée (légèrement) contracté peut s’effectuer assis ou debout. Il s’agit simplement de constater dans quel cas la respiration est la plus libre, complète, agréable, détendue, etc…

Pourquoi çà marche ?

Pourquoi après quelques uns de ces tests, en quelques jours, le corps intègre définitivement la consigne de tenir le périnée légèrement contracté ? Parce que, pour une fois, la conscience ne lui a pas dit : Fait ceci, car c’est bon pour toi, tu dois me croire. Au contraire, elle lui a proposé de faire un essai, un test, et lui a dit : Essaye, et après tu jugeras par toi-même ce qui est bon pour toi. Et çà marche ! Après quelques essais, le corps a appris ! Et ce au quotidien, et pas que quand vous y pensez.

Et vous découvrez, peut être pour la première fois, ce que c’est que de vivre avec à l’intérieur de soi un endroit sur lequel, enfin, vous pouvez vous appuyer.

Un endroit, au fond de vous, où, comme dans un hamac, vous pouvez vous détendre et vous reposer.

Yves Lorand

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