Créer des miracles
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(Extraits du discours de Maître Pang lors de la cérémonie de remise des diplômes du 28 juin 1992 au Centre Huaxia)
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Un pratiquant de Zhineng Qigong doit être capable de créer des miracles ; chacun devrait posséder cette qualité. Un malade peut accomplir le miracle de guérir ; tandis qu’une personne en bonne santé peut accomplir le miracle de rester en bonne santé. Chacun est-il capable de créer un miracle ? La clé réside dans notre volonté à le créer et dans notre audace à le faire. Si l’on souhaite créer un miracle et que l’on ose le faire, ce miracle se produira à coup sûr. Bien sûr, le délai nécessaire à l’apparition du miracle peut varier d’une personne à l’autre : pour certains, il sera plus long, pour d’autres plus court ; chez certains, il se produira immédiatement, tandis que chez d’autres, il ne se manifestera qu’après un certain temps. Parmi les personnes qui viennent s’initier au Zhineng Qigong au centre de formation, la grande majorité de celles qui suivent les cours de rééducation souffrent de maladies diverses jugées incurables par les hôpitaux. Il existe certaines maladies que les médecins, sans nécessairement le dire explicitement, considèrent de fait comme incurables au vu de leur pratique clinique : des cas où des années, voire des décennies, de traitements médicamenteux et d'injections ne parviennent pas à résoudre le problème. Le fait que ces personnes aient guéri grâce à la pratique des exercices constitue en soi une découverte, un véritable miracle. De nombreuses expériences vécues par nos camarades l’ont déjà prouvé. Prenons l’exemple de ce patient âgé de plus de 60 ans, atteint d’une phlébite profonde de l’abdomen, qui est arrivé en s’appuyant sur deux béquilles et qui, au moment de nous serrer la main, s’appuyait encore sur ses béquilles ; ses pieds étaient tellement enflés qu’il ne pouvait même pas porter de chaussures. Aujourd’hui, alors qu’il monte sur scène pour prendre la parole, sa démarche ressemble-t-elle encore à celle d’une personne malade ? Non, il est désormais en bonne santé. Il l’a d’ailleurs déclaré lui-même : « Je suis désormais un vieil homme en bonne santé. » C’est là un miracle qui a démenti le « cas désespéré » diagnostiqué par les médecins. Le cas de Cai Lei est similaire. Les médecins avaient diagnostiqué chez lui une hypertension intracrânienne et une hydrocéphalie ; il avait subi six opérations au crâne en un peu plus d’un an, sans résultat. En effet, du point de vue de la médecine moderne, ce problème est insoluble. Les médecins étaient à court de solutions, mais le fait que la médecine moderne ne puisse pas le résoudre ne signifie pas que toutes les méthodes échouent. En janvier de cette année, lors du Colloque national sur le Zhineng Qigong, un membre de la Commission scientifique du comté de Funing, qui souffrait lui aussi d’hydrocéphalie et d’une obstruction du canal de Venturi dans le troisième ventricule, présentait une élévation très importante de la pression intracrânienne. Après avoir pratiqué les exercices dans un centre d’accompagnement au Zhineng Qigong à Pékin, son état s’est amélioré : l’hydrocéphalie et l’élévation de la pression intracrânienne ont été complètement résolues. Les médecins l'ont examiné et ont cherché à comprendre ce qui s'était passé : avait-il pris d'autres médicaments ? C'était déroutant ! À peine une semaine auparavant, sa pression intracrânienne était extrêmement élevée et on lui avait diagnostiqué une obstruction du canal, une affection jugée incurable. Comment cela avait-il pu se résorber ? C'était tout simplement incompréhensible. Nous avons de nombreux patients qui guérissent grâce à la pratique de ce Qigong, laissant les médecins incapables de concevoir comment cela a pu arriver. Je me souviens d'un vétéran âgé, issu du Troisième Département de l'État-major général de l'APL (qui détenait le rang et les avantages d'un commandant de division) ; il y a deux ans, l'hôpital 301 lui avait diagnostiqué un cancer du foie. Une intervention chirurgicale n'était plus envisageable et on lui avait donné tout au plus de six mois à un an à vivre. N'ayant plus d'autre recours, il s'est tourné vers la pratique du Zhineng Qigong. Après avoir suivi deux cours, il a poursuivi la pratique chez lui sans manquer un seul jour. À la suite d'innombrables réactions au cours desquelles le Qi a afflué pour nettoyer les zones malades, un examen effectué dans un hôpital militaire au début de cette année a révélé que les lésions hépatiques avaient disparu. Les médecins ont soutenu qu'un cancer du foie ne pouvait pas simplement s'évaporer, affirmant que le diagnostic initial devait être erroné, et l'ont incité à subir d'autres examens. Il a répondu : « Pourquoi devrais-je me faire examiner ? Juste pour aller chercher la maladie ? » Le médecin a dit : « Vous n'aviez pas de cancer du foie au départ. » Il a rétorqué : « Que je l'aie eu ou non n'a pas d'importance ; je suis en bonne santé maintenant. Pourquoi insister pour m'étiqueter "cancer" ? » L'essentiel était que le cancer ait disparu. Certains médecins préfèrent nier leurs propres diagnostics antérieurs plutôt que d'admettre que le Zhineng Qigong a guéri la maladie. Nous comprenons nous-mêmes la réalité de cette situation : ce sont nous, les pratiquants de Zhineng Qigong, qui créons des miracles. En effet, chaque pratiquant de Zhineng Qigong est un créateur de miracles. En tant que pratiquants de Zhineng Qigong, quelles que soient les difficultés ou les circonstances auxquelles nous sommes confrontés, nous devons savoir transformer l'adversité en opportunité et les obstacles en fluidité ; nous ne devons jamais nous laisser intimider par les difficultés. Il ne faut pas se focaliser uniquement sur la maladie — en se disant par exemple : « Oh non ! J'ai une tumeur à l'abdomen » ou en s'inquiétant pour ses jambes ; se concentrer exclusivement sur la pathologie ne mène à rien. Quelle que soit la maladie rencontrée, nous devons garder confiance et puiser du courage en nous, en renforçant notre conviction que nous pouvons surmonter la maladie et maîtriser la pratique. Camarades, ne vous laissez jamais effrayer par un diagnostic médical. Au début des années 1970, je posais déjà cette question : « Les médecins peuvent-ils passer de l'école du non (ceux qui secouent la tête avec doute ou refusent le traitement) à l'école du oui (ceux qui hochent la tête en signe d'affirmation et disent oui, je peux résoudre ce problème) ? Face à une maladie difficile, ils devraient dire : « Je relève le défi ! Je vais régler ça pour vous... » Nous n'appartenons peut-être pas encore à cette « école du oui », mais nous devons avoir la certitude que nous pouvons assurément en faire partie. Même si nous n'avons pas encore atteint ce stade dans les faits, nous devons adopter l'état d'esprit de cette « école du oui ». Depuis l'avènement du Zhineng Qigong, on peut dire que cette méthode est déjà devenue une solution pour de nombreux malades. Nous accueillons tout le monde, à l'exception des patients atteints de troubles psychiatriques, que nous ne pouvons pas admettre pour l'instant en raison de contraintes pratiques. Nous acceptons tous ceux qui se présentent ; cela ne signifie pas pour autant que nous pouvons garantir une guérison à chaque personne ; nous n'en sommes pas encore là. Néanmoins, enseignants comme élèves doivent garder cette conviction : la guérison est possible. Que vous ayez déjà constaté des résultats ou non, vous devez garder confiance dans le fait que vous pouvez aller mieux. « Je vais certainement guérir ! » Dites-vous « oui » avec conviction. Si je ne suis pas rétabli aujourd'hui, je le serai demain. Il faut faire preuve d’une persévérance à toute épreuve : ne pas relâcher ses efforts tant que l’on ne se sent pas bien, et ne pas les relâcher non plus lorsque l’on va mieux. Comme le dit le poème de Zheng Banqiao : « S’accrocher fermement à la montagne verte sans jamais lâcher prise ». Nous devons « nous accrocher fermement au Zhineng Qigong sans jamais relâcher nos efforts ! Nous accrocher fermement à la pratique de la Zhineng Qigong et persévérer dans notre entraînement. Si vous ne pouvez pas pratiquer debout, pratiquez assis ; si vous ne pouvez pas pratiquer assis, pratiquez couché ; si vous ne pouvez pas pratiquer en mouvement, pratiquez en immobilité ; pratiquez la « réunion des trois centres » et ramenez le Qi vers le Dantian ; que vous soyez allongé ou assis, vous pouvez toujours le ramener vers l’intérieur. Vous pouvez également pratiquer le « claquement des dents » ; si vous avalez de la salive, cela peut aussi résoudre le problème ! De nombreux élèves souhaitent guérir de leur maladie, mais ne parviennent pas à mettre en pratique ce simple mot : « s’accrocher ». Ils pratiquent dans la salle d’entraînement, mais oublient leur pratique dès qu’ils en sortent ; cela ne suffit pas. Il faut pratiquer à tout moment et en tout lieu, en gardant constamment à l’esprit que la maladie est votre ennemi, qu’elle vous attaque sans cesse et que vous devez riposter à tout moment. Vous devez cultiver un esprit de combat en continu, sans craindre la fatigue ; vous ne pouvez pas pratiquer de manière sporadique en vous arrêtant fréquemment pour vous reposer. Si vous vous reposez, la maladie, elle, ne se repose pas ; si vous relâchez vos efforts, elle attaque ; si vous ne l'attaquez pas, c'est elle qui vous attaque. C'est une bataille où l'un ou l'autre doit l'emporter – une lutte à la vie, à la mort. Si vous luttez avec acharnement, la maladie meurt et vous survivez ; si vous relâchez vos efforts, la maladie se déchaîne, et vous tombez malade ou risquez même la mort. Dans un moment aussi critique, vous devez redoubler d'efforts à chaque instant. Si les élèves en prennent conscience, ils resteront constamment vigilants face aux attaques de la maladie. Comment s'en prémunir ? C'est simple : attaquez la maladie par la pratique. Tant que vous êtes prêts à vous lancer, sans relâche, encore et encore, même la maladie la plus grave peut être vaincue. Au cours de cette formation d’un mois, des personnes atteintes de maladies très graves – notamment de cancer, de cirrhose du foie et de diverses pathologies particulières – ont obtenu des résultats visibles en très peu de temps. Bien sûr, certaines maladies sont plus graves, et il n’est pas facile de guérir complètement dans ce laps de temps ; le simple fait d’obtenir des résultats visibles est déjà remarquable. Prenons l’exemple de Cai Lei : le fait d’avoir atteint ce niveau est déjà un exploit en soi. Ne croyez pas que seul un rétablissement immédiat soit remarquable. Tout comme on mange bouchée après bouchée, certaines maladies doivent être vaincues étape par étape, petit à petit. Bien sûr, nous espérons une guérison immédiate, mais il existe un fossé entre l’espoir et la réalité. Si vous souhaitez transformer cet espoir en réalité, vous devez vous efforcer de créer vous-mêmes les conditions nécessaires. Il est essentiel et crucial d’utiliser votre conscience de manière active et proactive. Vous étudiez depuis un mois déjà ; vous avez déjà une certaine perception et une certaine sensibilité vis-à-vis du Zhineng Qigong, vous avez acquis une compréhension ou une maîtrise préliminaire de ses principes et de ses méthodes, et grâce aux exemples de réussite de vos camarades, vous devriez également avoir une compréhension plus profonde du champ d’énergie du Zhineng Qigong. Il suffit d’accepter sincèrement ce champ d’énergie dans votre conscience et de lui faire confiance du fond du cœur ; ainsi, vous serez connecté à ce champ d’énergie. Ce champ d’énergie exercera alors immanquablement son effet sur vous. Lorsque vous visualisez ce champ d’énergie, ne vous contentez pas de n’imaginer que le champ d’énergie Hunyuan Qi vous entoure : si ce champ vous enveloppe mais que vous restez séparés de lui, l’énergie ne pourra pas pénétrer en vous. Vous devez vous laisser dissoudre dans le champ d'énergie. Ce champ puissant vous traverse et pénètre profondément dans votre corps : il vous transperce, il vous imprègne … Le champ d'énergie pénètre en vous pour vous dissoudre, vous faire fondre, vous vous fondez dans le champ d'énergie. C'est ainsi que s'opère la fusion. Lorsque vous souhaitez vous unir au champ d'énergie, ne réfléchissez plus à la manière de vous y unir : dès que vous en avez l'intention, l'union s'opère. C’est cela, utiliser véritablement sa conscience. Si vous pensez d’abord au champ d’énergie, puis à la fusion, vous faites un détour bien plus long. C’est comme lorsque vous avez soif et que vous voulez boire : vous n’avez pas besoin de penser « J’ai soif, je veux boire, je dois trouver de l’eau. Où est l’eau ? Elle est là. Je dois la prendre et la boire pour étancher ma soif. » Ce n’est pas ce processus-là, mais plutôt de transformer directement l’intention de boire en action : « J’ai soif il y a de l’eau ici, je la prends et je la bois. » Il faut penser de la même manière au champ d’énergie. Dès que vous y pensez, vous le faites venir immédiatement et vous vous y fondez. Que vous bougiez la main ou non, cela fonctionne ; même si vous ne bougez pas la main, l’énergie vient d’elle-même. Dès qu’une pensée surgit dans votre esprit, dès que vous y pensez, le champ d’énergie arrive, et le problème est résolu. C’est ainsi, tout naturellement, que vous vous unissez à l’énergie de la nature et à celle du champ d’énergie. De plus, lorsque vous pensez à la guérison, ne commencez pas par penser à la maladie avant d’utiliser votre Qi pour la combattre. Il faut plutôt que, dès que le Qi arrive et s’unit à vous, la maladie disparaisse. Si vous avez une tumeur, ne pensez pas d’abord à la tumeur avant de l’attaquer avec votre Qi, car cela vous ferait faire un détour ; visualisez plutôt la tumeur comme ayant déjà disparu. Si votre jambe ne peut pas bouger, visualisez-la simplement en mouvement, puis marchez aussitôt. C’est ainsi que vous utilisez de manière active et proactive le grand champ d’énergie à votre service. Que vous restiez ici pour poursuivre votre pratique ou que vous rentriez chez vous (bien que le champ d'énergie soit certes plus puissant ici), vous pouvez toujours vous connecter à notre grand champ d’énergie et le canaliser pour qu’il soit à votre service. Comme l’ont dit certains camarades : « Même si nous sommes partis, le grand champ d’énergie continue de nous relier les uns aux autres. » Vous devez vous connecter activement à ce grand champ d’énergie afin qu’il soit à votre service. Si vous y parvenez, votre santé s'améliorera progressivement, votre puissance intérieure grandira et votre capacité à servir autrui s'accroîtra. Une compréhension plus profonde de ce concept mènera à de plus grandes réalisations et vous permettra d'accomplir encore davantage de miracles.
Traduction Yves Lorand (Article publié dans la revue : Zhineng Qigong Kexue 1992/3)